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Comment parcourir le Maroc |
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A la rencontre des dunes de Merzouga. (8 jours) |
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Marrakech. Le dimanche 20/10/2002 à 23h15 locale je me pose à Marrakech. Objectif Marrakech, Ouarzazate, Boulmane Dades, Merzouga via Erachidia en bus, taxis, auto stop soit environ 1400km en 2 jours. Il fait une chaleur torride. Un hôtel à côté de la gare routière m'ouvre ses portes malgré l'heure tardive. La chambre est sale, le ventilateur de plafond prêt à tomber, une goutte d'eau perle sous la douche. Enfin, je suis fatigué et je dors tout de même. ![]() La Koutoubia. Lundi 21/10/2002. Après une courte nuit, je me dirige vers la gare routière et je prends un bus modèle Maroc pour Ouarzazate (55 dh ) Ce n'est pas cher. La surprise, c'est le temps de trajet 5 heures et le confort rustique. Le voyage est long et pénible car souvent debout : je préfère laisser les rares places qui se libèrent à l'occasion des multiples arrêts aux personnes plus âgées. ![]() Vue impressionante Le passage du col du Tichka à 2200 m est toujours un spectacle grandiose mais gare au mal de mer. Les amortisseurs bruyants ne rassurent pas nos passagers européens mais... Le chauffeur pendu à son klaxon prend toute la route et fonce dans tous les virages. Un arrêt en côte pour ce genre de véhicule aussi chargé doit poser d'énormes problèmes pour repartir. Des jeunes français à côté de moi passent par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel Une pause à Taddert leur permet de respirer l'air pur. ![]() Tichka. Ils résisteront jusqu'à Ouarzazate ; après une poignée de main, je leur souhaite bonne chance. Je poursuis ma route jusqu'à Boulmane Dades en grand taxi pour 30 dh. 6 passagers mais c'est comme ça et on peut attendre des heures que le taxi soit plein. J'ai de la chance on démarre très vite et je suis à Boulmane à 14h. C'est ma première grande Mercedes 2400D ; un pare brise fissuré par des dizaines d'impacts de gravillons, je me demande s’il va éclater. Je mets ma main dessus en protection sans toutefois perturber mon chauffeur, c'est quand même inquiétant car ce n'est pas un pare brise feuilleté. Il résistera jusqu'à Boulmane, un miracle. Moha, guide de haute montagne, m'attend pour la nuit. Je m'accorde 24h de repos chez lui. Il me fait l'honneur de sa maison. Il est impossible de décrire l'accueil en quelques lignes, il me faudrait un livre entier. C'est simple, étonnant, authentique, des gens heureux qui partagent sans limites leur bonheur de vivre. Pour contacter Moha Mardi 22/10/2002 A 14 heures je quitte à mon grand regret Moha et sa famille pour Tinerhir (10 dh) et ensuite Erachidia (35 dh), toujours en grands taxis affligés des multiples séquelles d'un transport chaotique depuis l'Allemagne jusqu'au Maroc. Lève-vitres cassés, sièges juste posés sur la caisse, ceintures absentes, commandes amputées, phares très faibles, et le tout bien fermé car nos amis en ce 22 octobre et ces 25° à l'ombre commencent à avoir froid. Il existe des centres de contrôles techniques mais ils ne sont pas obligatoires. Je me réserve une visite à mon prochain voyage histoire de voir un peu comment se passe ce qui est chez nous une étape décisive dans la vie de notre voiture. Je suis accueilli par mon ami Youssef chauffeur, connu lors de mon premier voyage. Je vais rester avec lui quelques jours. Il circule un peu partout entre Erachidia, Erfoud et Merzouga ou dans le désert. Nous passons la nuit au camping Tissirt dans la merveilleuse vallée du Ziz. Nous arrosons le couscous avec une bouteille de vin nouveau que j'ai réussi à ramener intacte. Mercredi 23/10/2002-Jeudi 24/10/2002 ![]() Merzouga et ces dunes Je passe ces deux jours dans le secteur Erfoud Merzouga bercé par le temps qui passe au rythme de la cueillette des dattes et des visites à droite, à gauche chez des amis ou voisins, ce qui nous conduit jusqu'à Merzouga où je rencontre Hassan Amamali connu lors d'un raid en 2001. Le taxi brousse qui nous emmène d'Erfoud jusqu'à Merzouga pour 10 dh passe à travers tous les villages pour livrer des marchandises et rallonge ainsi le trajet mais c'est si beau. 25 Km/heure maxi mais il faut savoir prendre le temps au bon moment. Arrivée à l'hôtel Tihri au pied des dunes. La douche fait vraiment du bien. Je retrouve là tous mes amis dans une ambiance de fête. Pour faire bonne mesure une soirée tam-tam et danse autour d'un couscous nous emmène tard dans la nuit. Vendredi 25/10/2002 Je quitte à regret Merzouga et ses dunes magiques. Des copains de Youssef me remontent à Erfoud par Rissani avec l'inévitable Defender surchargé, mais ça passe partout. La route dernièrement goudronnée tranche dans ce désert. Je trouve rapidement un taxi pour Zoulou. Après un dernier repas chez Assan au camping Tissirt je reprends le chemin du retour le sac rempli de dattes fraîchement ramassées. ![]() Livraison rapide. Le retour se fait sans encombre avec une étape à Ouarzazate. Dans le taxi, je fais la connaissance d'un jeune étudiant qui rentre chez lui. Il me propose de me trouver un hôtel à côté de la gare routière. Je suis mon guide improvisé jusqu'à l'hôtel Baba ou il visite une chambre avant de m'inviter à y passer la nuit. Il me quitte rapidement après un dernier merci. J'ai une superbe vue sur le marché et la gare routière. Apres une douche méritée, je mange une bonne grillade de viande hachée dans un petit restaurant face à la gare. Les rues sont étrangement vides et je passe une très bonne nuit. Samedi 26/102002 Le taxi qui me ramène à Marrakech a du mal à se remplir mais le chauffeur est très sympa. Il m'offre, bien sûr, du thé au lait dans un verre qui ne le quitte jamais. Enfin, après une heure d'attente, le dernier passager est là et nous voilà partis. Le trajet est toujours aussi beau et le chauffeur très prudent. Apres une courte halte dans un petit village où j'achète encore quelques pierres, voilà Marrakech. Je me pose à l'hôtel Fantasia en pleine médina , très joli pas très cher (100 dh) calme, propre. Je consacre mes dernières heures à déambuler dans la médina et ses multiples secrets. Djema el fna. Dimanche 27/10/2002 21 (heure française) l'avion me pose brutalement sur le sol français (le pilote a du être aussi surpris que nous il s'en tire avec des applaudissements nourris). Fin du voyage. André 2/2003 |
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