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Les nouvelles du Maroc. Revue de presse |
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La circulation à Marrakech. « Ce n’est ni un redéploiement ni une campagne
occasionnelle et éphémère, mais tout simplement le travail normal,
continu et quotidien d’une police responsable qui lutte contre la
criminalité sous toutes ses formes et qui veille sur la sécurité des
populations et leurs biens », assure le nouveau préfet de police de la
région de Marrakech-Tensif-Al Haouz, Mohamed Badda, qui préfère parler
d’une restructuration des services de police. Catégorique, il affirme
qu’ « il fallait occuper la voie publique d’une manière rationnelle et
être omniprésent particulièrement dans certains points noirs de cette
ville, devenue la première destination touristique du Royaume et une
vitrine ouverte sur le monde entier ». Entre le 24 mars dernier et le 6 avril courant, quelque
1.020 procès verbaux ont été dressés contre les « violeurs » des règles
et normes de la circulation routière, occasionnant la mise en fourrière
de 375 véhicules et 2.849 engins à deux roues dont les propriétaires
doivent s’acquitter de la douloureuse « ATF » (amende transactionnelle
forfaitaire) pour les récupérer. La cité ocre compte actuellement environ 140.000 bicyclettes et motos, ainsi que quelque 120.000 véhicules dont 90.000 immatriculés à Marrakech, auxquels s’ajoutent, pendant les week-ends et les jours fériés, 3.000 autres véhicules supplémentaires appartenant, en majorité, à des nationaux qui viennent visiter la ville aux charmes multiples. Les Marrakchis n’en reviennent pas de voir le préfet et ses principaux collaborateurs sur le terrain sont en train de procéder à des vérifications d’identité ou d’aider à régler la circulation comme ce fut le cas lors des vacances du Mawlid durant lesquelles la ville de Marrakech a été envahie par plus de 100.000 visiteurs. Un vrai rush. « C’est une excellente chose, ça rassure, ça réconforte. C’est ce qu’on appelle une vraie police de proximité, pourvu que ça dure », s’extasie un journaliste de la place qui rappelle que depuis quelques jours les trottoirs de la ville sont débarrassés des parkings motos et vélo anarchiques et des marchands ambulants qui gênaient la circulation piétonnière. « L’interdiction formelle de la circulation des vélos et motos sur la place de Jamâa El F’na a, certes, fait grincer des dents, mais il faut savoir que de nombreux truands utilisaient ces engins pour perpétrer des vols à l’arrachée ou avec violence, ce qui porte préjudice à la réputation de ce monument historique mondial et à l’élan touristique de toute une ville », estime Mohamed Badda pour qui l’action de la police doit être soutenue par les parents et l’ensemble de la cellule familiale. « Les parents doivent donner l’exemple et nous épauler en veillant sur la bonne éducation de leur progéniture car le civisme c’est toute une culture, toute une éducation qui commencent d’abord à la maison », poursuit ce responsable qui se dit prêt à envoyer des équipes dans tous les établissements scolaires de la ville qui le souhaitent pour initier les élèves au code la route. Tout un programme dont la réussite exige la collaboration de tous. |
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