|
Comment parcourir le Maroc par tous les moyens de transport possible... |
|
Tremblement de terre à HAL HOCEIMA. |
|
|
|
Les photos
En hiver, ce camping est plutôt une décharge publique mais enfin le gardien est très gentil et il y a l'eau, l'électricité et une jolie petite plage juste devant. Néanmoins nous décidons de le quitter pour nous rendre à Cala Iris. Voici ce que je raconte dans mon rapport de voyage : Juste pour l’histoire nous avions séjourné dans ce camping les 21 et 22 février 2004 et l’avions quitté dans la journée du 23 pour nous rendre à CALA IRIS.
Nous avions traversé les villages de IZEMOUREN ET AIT KAMARA ; il y avait beaucoup de monde pour nous regarder passer (les gens ne voient pas souvent des camping-cars dans cette région). Certains nous lançaient de petits signes amicaux de bienvenue et, la nuit même, celle du 23 au 24, ces deux villages furent détruits par un tremblement de terre. Encore aujourd’hui, nous avons du mal à réaliser que la plupart de ces gens vivaient leur dernière journée ! Nous-mêmes nous avions subi ce tremblement de terre au camping de CALA IRIS, à 40 kilomètres de là et, croyez-moi, je ne suis pas prêt de l’oublier !
Le camping-car a tremblé comme une feuille morte sous le vent pendant 30 secondes et franchement, dans ce cas là, 30 secondes c’est très long ! Enfin, à côté de ce qu’ont subi les Marocains, relativisons bien sûr. Ce n’est pas très important.
Et surtout que cela ne vous empêche pas de vous rendre dans ces régions, il suffit simplement de penser que, sur la Côte d’Azur et en Savoie, des tremblements de terre se produisent aussi et ça ne vous empêche pas d’y aller.
De là ensuite, nous avons voulu faire la route des crêtes ; dans un premier temps, retour à la N 2 (ex P 39), en passant par BNI BOUFRAH. Cela nous a semblé bizarre de voir des campements installés un peu partout, les habitants ayant peur de dormir dans leur maison.
Mais malgré cela ces gens, qui venaient de subir un fort traumatisme, se montraient souriants et répondaient avec chaleur à nos signes de bonjour.
Un grand moment pour nous. Ces instants nous furent très pénibles : sur le coup nous n'avons pas trop réalisé ce qui nous arrivait ; ce n'est que le lendemain matin, en écoutant la radio, que nous avons compris.
Cela s'était produit à 2 h 30 du matin et en plaine. Nous ne comprenions pas ce qui se passait, ma femme croyait que des plaisantins avaient secoué le camping-car pour nous faire peur.
Moi aussi d'ailleurs. Ce souvenir laisse en moi une drôle de sensation, une grande tristesse tout d'abord car nous aurions voulu aider ce peuple à surmonter sa douleur et participer à l'aide internationale et nous ne l'avons pas fait ; mais d'un autre côté nous sommes contents d'avoir partagé ce moment douloureux avec eux et surtout d'avoir appris à leurs côtés que, même dans les cas les plus désespérés, il faut savoir garder le sourire et l'amour des autres.
|
|
|
|
|
|
|
© maroc en solitaire - 2004 Tous droits réservés -
contact : marocensolitaire
- webdesign by shergui
|
||