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La récolte du Safran.


 

Nous avons encore les yeux embrumés par une courte nuit. Couchés à minuit, debout à 4 heures pour le dernier repas du Ramadan, encore un petit sommeil jusqu’à 6 heures.

Il fait à peine jour et nous gravissons lentement le sentier de terre qui mène aux cultures. Mohamed est devant, suivi de ses enfants : Mohamed 14 ans, Illham 8 ans, Kalima 10 ans. Je ferme la marche avec Brahim.

Le safran n’attend pas. Il doit  être cueilli avant le lever du soleil. Je découvre enfin les petites parcelles de terre.

Le sol est criblé de taches bleues semblant sortir de nulle part. Avec une agilité étonnante,  les jeunes enfants les ramassent une à une et remplissent un petit pot de plastique.

J’essaie de faire de même mais mon dos me rappelle vite que la terre est très basse. La récolte va durer une petite heure car ce n’est pas encore la pleine cueillette  et seulement quelques petites pièces de terrain bien exposé produisent.

Nous reprenons la route de la maison pour continuer le travail. Les boutons sont étalés sur la table. A l'intérieur, trois étamines jaunes et un pistil de trois à quatre cm de long, terminé par trois stigmates rouge orangé (l'épice).

Le travail consiste donc à séparer les stigmates de la fleurette. Les enfants me disent que si on trouve quatre stigmates c’est porte-bonheur.

 
 Le safran ira ensuite sécher dans un endroit secret. Les ouvriers qui travaillent dans les exploitations sont payés avec du Safran, une valeur sure.
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Viens ensuite l'hiver.
Les feuilles poussent et les champs reverdissent.

 Les bulbes se multiplient

Talioune oct. 2004.   Tout sur le Safran.

 

 

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